Notre excellent confrère de « L’ESSOR », Michel CORSINI, a publié récemment un article, un portrait-hommage de Louis CAZALAS intitulé « Le stakhanoviste du bénévolat », qu’il nous a autorisé à reproduire et nous l’en remercions, tant sa belle plume sait faire passer un message de manière simple, mais intelligible et sensible, mettant à l’honneur un citoyen et homme de mérite.

« Si Obélix tombait dans la marmite contenant la potion magique gauloise, Louis CAZALAS qui cèdera son titre de président du Souvenir Français, ces prochains jours, a fait don de ses temps de loisirs dans de nombreuses associations, s’impliquant corps et âme à la bonne marche de celles-ci.

Né le 6 mai 1940, il est l’aîné d’une fratrie de six enfants, deux garçons et quatre filles. Ses parents, originaires de Lourdes, habiteront rue du Bourg, (où naîtra Louis,) rue du Fort, au plus près du château-fort, avant d’accéder à la propriété et de migrer dans le sympathique et non moins dynamique quartier de Soum de Lanne, en 1955.

Jeune, il fréquente les deux écoles de garçons : Honoré Auzon et Saint-Joseph. Puis il entre le 3 octobre à l’école technique de Turboméca. Il y travaillera jusqu’à l’heure de la retraite qui sonnera le 1er juin 2000, obtenant la Médaille d’honneur du travail argent (1980), celle vermeil (1986), et or (1994). Il fera état de 42 années de service dans cette société spécialisée dans la conception et la construction de turbines de petite et moyenne puissance destinées aux applications aéronautiques et non aéronautiques.

Louis Cazalas, présent dans de nombreux domaines

De 1991 à 2001, il occupera le poste de Vice-président du  SIVOM du canton de Lourdes-est et de 1996 à 2001, il sera membre du Conseil syndical du Pays de Lourdes,

Un parcours jalonné de décorations et de distinctions.

Le 19 septembre 2015, à l’issue de la Cérémonie commémorant le 156ème anniversaire de la bataille de Solferino, Louis CAZALAS se voyait remettre la Médaille de Chevalier de l’Ordre National du Mérite, second ordre national, après la Légion d’honneur qui récompense les mérites acquis dans les activités professionnelles et associatives.

Les autres récompenses :

Nous ne pouvons que tirer « chapeau bas » devant ces années de bénévolat teintées d’imparables et d’admirables gradations dans l’abnégation.

Dans abnégation. il y a abandon de toute prétention, d’égoïsme et de complaisance et exaltation d’une générosité, d’une pugnacité, d’un dévouement. Louis CAZALAS a su porter ces valeurs dans une société parfois turbulente. Au soir du 11 février, date de la prochaine Assemblée générale du Souvenir Français, l’émotion pourra le saisir, puisqu’il passera le flambeau, même s’il affiche un sourire libéré. Mais, assurément, dès le lendemain, il se fondra dans une nouvelle vie, avec la sérénité des humbles, revenus sans regret ni remords, dans un temps d’apaisement qu’il a amplement mérité.

Avant de quitter « Loulou », nous lui avons demandé ce dont il était fier, au moment de léguer l’héritage. Il n’a pas hésité une seule seconde et nous a livré son tiercé :

Mais, dit-il, « il faut savoir tourner la page, même si un pincement au cœur surviendra inévitablement”. En l’occurrence, Louis CAZALAS ne tournera pas la page d’un simple livre, ce sera celle d’un imposant dictionnaire à la mesure des actions entreprises et menées à bien.

Bon vent Louis, et à bientôt, lors de la prochaine manifestation mémorielle. »

Michel Corsini